Au-delà des témoignages, archives de galeries, documents familiaux ou administratifs, la courte vie d'Egon Schiele est également connue grâce à ses propres écrits : notations diverses et fragments autobiographiques rédigés dans une prose poétique, auxquels s'ajoutent de nombreuses lettres à des amis, amantes, collectionneurs, acheteurs[b], renseignent sur sa psychologie, sa vie, et parfois son travail ou ses conceptions esthétiques[G 1]. Le nouvel artiste est et doit obligatoirement être lui-même, il doit être créateur et doit, sans intermédiaire, sans utiliser l'héritage du passé, construire absolument seul ses fondements. Le maître prend vite en aversion cet étudiant rebelle[d], tout en lui reconnaissant à contre-cœur un talent qu'il a contribué à consolider[SS 1] et qui se ressent par ailleurs du mouvement artistique ambiant du Jugendstil. 2 avr. Double portrait (H. Benesch et son fils Otto), 1913, huile sur toile, 121 × 131 cm, musée Lentos de Linz. EGON SCHIELE. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Vers 1917-1918, l'artiste cadre toujours ses personnages de façon serrée mais se réapproprie l'espace autour d'eux[G 47], parfois un décor censé les représenter, comme les livres amoncelés autour du bibliophile Hugo Koller[F 26]. privée. Quant aux natures mortes, Schiele en a peint très peu. Moins rebelle par exemple qu'un Kokoschka, Egon Schiele n'est pas l'anarchiste qu'ont voulu voir de nombreux critiques[SS 8]. Egon Schiele . Dans les peintures de la fin, les corps se détachent sur un vague mobilier ou un drap froissé pareil à un tapis volant[F 34]. Figure moins érotisée, projetée dans un espace plus ouvert mais comme hostile : déjà sa Danaé s'éloigne de celle de Klimt[LV 12]. Il employait cependant certains pigments instables, entraînant une modification des couleurs sous l'effet de la lumière, dont la laque géranium qui perd sa teinte rouge avec le temps56. Contorsionnés jusqu'au grotesque, ces corps demeurent aux yeux de certains d'une charge érotique intense[1],[2] tandis que d'autres jugent inverse l'effet de leur nudité torturée[8],[K 20],[S 34] : « ses nus n'ont absolument rien d'excitant », écrit J. Kallir, mais sont au contraire « souvent effrayants, dérangeants ou franchements laids »[K 19] ; « si ses nus sont ambigus, concède Gaillemin, ses « érotiques » sont d'une inquiétante froideur[G 59] » ; sensualité et érotisme « ne sont qu'esquissés, car leur effet est aussitôt nié », renchérit Bertrand Tillier[5]. L'Étreinte (couple d'amoureux II) L'Étreinte (couple d'amoureux II) Artiste: Egon Schiele. « Mais où finit le nu et où commence l'érotique ? La dernière modification de cette page a été faite le 30 décembre 2020 à 14:27. Un chef-d’œuvre exceptionnel de l’artiste, où la technique de peinture impeccable et l’harmonie complète de l’image produisent une impression irrésistible. Voir plus d'idées sur le thème Peintre, Peinture, Peinture dessin. Cas rare dans l'histoire de l'art, Egon Schiele, ayant déjà acquis une extrême virtuosité, exprime au moment où il les vit des tourments adolescents[K 14] comme les conflits avec le monde adulte, l'angoisse de la vie, de la sexualité, de la mort[K 15]. Le couple embarrassé l'héberge pour la nuit et Wally la conduit le lendemain à Vienne puis, la jeune fille ne voulant plus aller chez sa grand-mère, l'emmène dormir à l'hôtel. Plus qu'auprès de sa mère, qu'il juge froide et distante, l'adolescent trouve un réconfort dans la compagnie de ses deux sœurs ainsi qu'au sein de la nature, où il dessine et peint quelques gouaches lumineuses[LV 1]. Sujet: Re: Egon Schiele [peintre] Dim 20 Mar 2016 - 20:50 Ah merci Arturo , une reproduction de la femme assise à la jambe repliée a longtemps orné mes murs - j'ai fini par l'offrir suite à une demande insistante - j'ai la chance d'avoir vu Egon Schiele deux fois exposé, à pas mal d'années d'intervalle, à Bordeaux et au Guggenheim de Bilbao. Localisation: Collection privée . 1972 : « Egon Schiele : Oils, Watercolours and Graphic Work », Londres, Fischer Fine Art. La reconnaissance d'Egon Schiele au plan international n'a pas été immédiate ni linéaire mais s'est faite d'abord dans le monde anglo-saxon et surtout après la Seconde Guerre mondiale. privée. Il a revu une dernière fois Wally, qui a refusé sa proposition de passer chaque année des vacances ensemble[F 23]. Les nus de Schiele, « tourmentés par les effets du refoulement sexuel, offrent des similitudes étonnantes avec les découvertes de la psychanalyse » sur la puissance de l'inconscient, confirme Itzhak Goldberg après Jane Kallir[V 10], et la plupart des commentateurs d'évoquer les recherches de Charcot et Freud sur l'hystérie[S 36],[9]. Une formation « utile » est d'abord envisagée chez un photographe de Vienne, puis à l’École des arts appliqués, qui conseille pour l'artiste en herbe l’académie des beaux-arts[G 8]. Technique: Peinture. […] Tout est ombre, la ville est noire, tout n'est que truc et formule. Une quarantaine d'années après sa mort, ses nus impudiques et angoissés, traduisant son refus du carcan moral austro-hongrois, ont une influence sur le mouvement rebelle de l'Actionnisme viennois, qui place le corps au cœur de ses performances : « Le souvenir des corps douloureux d'Egon Schiele surgit dans les photos de Rudolf Schwarzkogler (1940-1969), de même que dans les actions radicales de Günter Brus (né en 1938) », estime la critique d'art Annick Colonna-Césari[LV 18],[11]. Sans négliger le travail sur papier il transfère ses motifs dans la peinture à l'huile tandis que son style devient moins aigu[F 18] : ses paysages se colorent, ses modèles féminins, plus mûrs, plus robustes, gagnent en modelé[G 35]. En 1923, il inaugure à Vienne sa Neue Galerie (« Galerie nouvelle »), située à proximité de la cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom), par la première grande exposition posthume de toiles et dessins d'Egon Schiele, dont il dresse un premier inventaire en 1930. Voir plus d'idées sur le thème Peintre, Peinture dessin, Peinture. Reinhardt Steiner pense que Schiele cherche plutôt à y exprimer une force vitale ou spirituelle dont l'idée lui viendrait de Friedrich Nietzsche et du théosophisme alors en vogue[S 12] : « Je suis si riche que je dois m'offrir aux autres », écrivait-t-il[S 13]. Mère morte I, 1910, huile et mine de plomb sur bois, 32 × 26 cm, musée Leopold. Il n'obtient d'ailleurs que des mentions « passable »[SS 1],[K 5]. Il semble d'ailleurs qu'il projetait en 1918 — suite peut-être à une commande et préparant pour cela des études de femmes — un mausolée où des chambres emboîtées se seraient succédé sur les thèmes « existence terrestre », « mort », « vie éternelle »[K 64]. Le nouvel artiste est et doit obligatoirement être lui-même, il doit être créateur et doit, sans intermédiaire, sans utiliser l'héritage du passé, construire absolument seul ses fondements. Tous les gens sont jaloux et faux. Femme allongée, 1917, huile sur toile, 96 × 171 cm, musée Leopold. Todestag, Zum Gedächtnisausstelung zum 50. La vie du peintre Egon Schiele.. Fiche technique. Elle, quoique gênée de poser pour lui parce qu'elle doit ensuite vendre les dessins, voudrait lui interdire d'avoir d'autres modèles[K 45]. Comme dans ses poèmes de jeunesse ou ceux de l'expressionniste Georg Trakl, Schiele privilégie l'automne pour sa peinture de paysage, souvent centrée sur des arbres[S 22] : chez lui, « l'expérience de la nature est toujours élégiaque », avance Wolfgang Georg Fischer[F 46]. Dimensions (H × L) 25 × 18 cm. Alors seulement il est un artiste nouveau. L'année 1917 est l'une des plus productives de sa carrière[K 48]. Si ces œuvres ont d'abord été le lieu d'expression de ses angoisses personnelles[G 62], une distanciation affective et stylistique après 1912 prouve en tout cas qu'il a intégré les normes sexuelles de son temps[K 34], et son ami Erich Lederer déclare : « De tous les hommes que j'ai connus […], Egon Schiele est un des plus normaux[SS 8]. Il est en fait difficile d'annexer Schiele à un groupe. Date: 1907. Découvrez la collection de tableaux Egon Schiele - décorations insolites à petit prix dans la … Il reflète l'esprit de l’avant-garde viennoise qui, sans vouloir révolutionner l’art de fond en comble, revendique plutôt une tradition qu’elle estime dévoyée par l’académisme[LV 6]. Egon Schiele a produit environ 300 huiles sur toile et plus de 3 000 œuvres sur papier où le dessin se conjugue volontiers à l'aquarelle et à la gouache : natures mortes, paysages, portraits, allégories et surtout autoportraits et nus féminins et masculins innombrables, aux postures ou détails parfois crus. privée. Il n'a eu de cesse, au cours de sa brève … Tout comme ses villes désertes et ses façades aveugles, les paysages de Schiele, ses arbres frêles, ses fleurs fanées offrent en marge de leur aspect décoratif une image de la condition humaine et de sa fragilité[K 13]. . Lors d'un séjour à Trieste qui renforce encore leur affection mutuelle, sa petite sœur Gerti accepte de poser nue pour lui en cachette de leur mère[M 1],[G 7],[LV 1]. Il rêve à présent d'un nouveau départ[K 30]. Il a reçu des commandes grâce à Klimt, correspond avec la revue Die Aktion et peut écrire à sa mère : « J'ai l'impression que je vais enfin sortir de cette existence précaire »[K 36]. Tous les gens sont jaloux et faux. 2018-2019 : « Egon Schiele », Paris, Fondation Louis Vuitton. Peinture sur toile Femme couchée avec des chaussettes vertes sera une décoration murale parfaite. Nu allongé jambes écartées, 1914, crayon et gouache sur papier japon, 31,5 × 48 cm, Albertina. Quoi qu'il en soit, Jane Kallir leur trouve « un mélange de sincérité et d'affectation qui les empêche de tomber dans le sentimentalisme ou le maniérisme[K 16] » tandis que Wolfgang Georg Fischer conclut à une « pantomime du moi qui fait de lui un artiste unique parmi tous les autres artistes du XXe siècle[F 35] ». Son activité graphique s'intensifie indépendamment des tableaux[M 3], il dessine pour la Werkstätte des cartes, des modèles de robes ou de costumes d'homme[M 1], et aurait collaboré avec Kokoschka à la décoration du cabaret Fledermaus[3]. 28 janv. 1945 : « Klimt, Schiele, Kokoschka », Vienne, Neue Galerie. 1910 : « Neukunstgruppe », Prague. Trois gamins des rues, 1910, crayon sur papier, 44,5 × 31 cm, Albertina. Schiele fait de nouveau poser ses amis, les membres de sa famille, ainsi qu'Adele Harms, qui ressemble à sa sœur au point que leurs portraits se confondent[G 45] mais n'est, elle, pas du tout prude — elle affirmera avoir eu une liaison avec son beau-frère[K 52]. L'ambiance familiale pâtit des troubles mentaux paternels[LV 1]. Quant au musée de Vienne, ensemble de musées historiques de la capitale, il détient des œuvres provenant principalement de la collection d'Arthur Roessler, comme son portrait ou celui d'Otto Wagner, des natures mortes, etc. 1986 : « Otto Kallir-Nirenstein : Ein Wegbereiter österrreichischer Kunst », musée historique de la ville de Vienne ; « Vienne, 1880-1938. « Schiele n'a pas représenté des hystériques, précise le plasticien Philippe Comar, il s'est servi de ce répertoire d'attitudes pour donner corps aux angoisses d'une époque[LV 17]. La brutalité traversant l'œuvre de Schiele est à comprendre comme une réaction à une société sclérosée qui étouffe l'individu[4]. Leopold Czihaczek abandonne tutelle et soutien financier en 1910[K 16] mais son neveu dépense beaucoup, tant pour ses vêtements ou ses loisirs — cinéma notamment — que pour son art. Le Palais de la Sécession est érigé l'année suivante pour combattre l'art officiel ou commercial, faire connaître l'impressionnisme et le postimpressionnisme, ouvrir l'art aux masses[SS 4] et promouvoir de jeunes talents souvent issus des arts appliqués[V 3]. La provocation vise les normes esthétiques imposées comme les interdits de la société Belle Époque : obscène peut-être mais non voyeur[S 35], Schiele est un briseur de tabous qui ose évoquer le sexe, la masturbation ou l'homosexualité, masculines et féminines[F 57]. Enfin il lui arrive de combiner vue plongeante, frontale et latérale quand il représente deux personnages, ou le même dans des positions différentes[F 36]. Le peintre autrichien Egon Schiele (1890-1918) est l'auteur d'une oeuvre expressionniste à la charge érotique assumée. Egon Schiele « s'est emparé du corps avec une rare violence[7] », la place du sexe dans son œuvre étant souvent mal comprise[S 13],[K 19]. Dans les portraits et surtout les autoportraits, le thème du double ainsi qu'une représentation infidèle au sens réaliste peuvent figurer « le déchirement moderne de la personne[S 30] » et renvoyer, comme chez Freud, Ernst Mach ou Robert Musil, à la crise du sujet, à une identité devenue problématique dans un monde désenchanté insaisissable[LV 11]. Le Port de Trieste, 1907. Il n’y a pas de lignes brisées, pas de taches de couleurs vives, seulement la combinaison de couleurs la plus délicate, et la lanterne chinoise envoûte. Technique: Peinture. Le grand-père maternel Johann Soukup, d'origine rurale, a travaillé sur une ligne de train en Bohême-du-Sud et aurait été promoteur immobilier : c'est à Krumau (actuelle Český Krumlov) qu'Adolf Schiele rencontre vers 1880 sa fille Marie, qui devient sa femme. » « L'art de Schiele, estime Reinhard Steiner, ne propose aucune issue pour l'homme, qui reste une marionnette sans défense livrée au jeu omnipotent des forces de l'affect »[S 27]. Je veux admirer ce portrait depuis longtemps et, enfin, comprendre ce qu’il examine de si près, sur lequel il est si concentré. Tête de Mercure, 1908, fusain, 38 × 26,5 cm, Albertina. 1989 : « Egon Schiele und seine Zeit : Österreichische Malerei und Zeichnungen von 1900 bis 1930, aus der Sammlung Leopod », Kunsthaus de Zurich ; Vienne, Kunstforum ; Munich, Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung. « Le dessin de nature ne signifie rien pour moi, assure Egon Schiele, parce que je peins mieux les tableaux de mémoire » : il pratique peu la peinture sur le motif mais garde de ses promenades des impressions visuelles qui nourrissent l'œuvre à l'atelier[G 53],[S 10]. Son emprisonnement lui a valu une certaine publicité et il rencontre d'autres collectionneurs : Franz Hauer, propriétaire d'une brasserie, l'industriel August Lederer et son fils Erich qui devient un ami, ou encore l'amateur d'art Heinrich Böhler qui prend auprès de lui des cours de dessin et de peinture[K 36],[S 15]. « Je suis homme, j'aime la mort et j'aime la vie », écrit-il dans un de ses poèmes vers 1910-1911, et elles sont conjointes dans son œuvre. La structure du mécénat dans un pays où il n'y a pas de marchands d'art empêche, en outre, de se faire une clientèle en dehors des collectionneurs[K 11] — or Heinrich Benesch par exemple, inspecteur des chemins de fer qui admire Schiele depuis 1908, a peu de moyens[F 1],[i]. C'est alors qu'il succombe, ainsi que son épouse enceinte, à la grippe espagnole. Autoportrait au chapeau avec un voile – Paula Moderson-Becker, Autoportrait avec collier d’ambre – Paula Moderson-Becker, Autoportrait à l’époque bleue – Pablo Picasso, Autoportrait de Zeusxis – Rembrandt Harmenszoon Van Rijn, Autoportrait en Fedora gris III – Vincent Van Gogh, Portrait de l’artiste Ge – Nikolay Yaroshenko, Vue de la ville idéale – Piero della Francesca, La main de Michel-Ange – Michelangelo Buonarroti, Kossa (Temps de souffrance) – Grigory Myasoedov. Naissance: 12 juin 1890; Tulln an der Donau, Austria ; Décès: 31 octobre 1918; Vienna, Austria ; Nationalité: Austrian; Mouvement artistique: Expressionnisme; École de peinture: Vienna Secession; Genre: nu, autoportrait; Domaine: peinture, dessin; Influencé par: Gustav Klimt, Vincent van Gogh, Jan Toorop, Edvard Munch, Vassily Kandinsky Durant ses trois années aux Beaux-Arts, Schiele reçoit sans plaisir un enseignement strict et conservateur. Nouveau-né, 1910, fusain et aquarelle sur papier, 46 × 32 cm, coll. Fille à genou appuyée sur ses coudes, 1917, crayon et gouache sur papier, 29 × 44 cm, musée Leopold. Lien ARTPRICE des résultats de ventes aux enchères du Peintre Egon Schiele Egon Schiele Egon Schiele Nos équipes composées d'experts d’art spécialisés indépendants et de commissaires-priseurs sont compétentes pour faire l'estimation de cet objet et y répondent gratuitement en 48H. Egon Leo Adolf Ludwig Schiele naît le 12 juin 1890 dans le logement de fonction de son père, chef de gare à Tulln, au bord du Danube, à une trentaine de kilomètres en amont de Vienne[F 2]. 1981 : « Experiment Weltuntergang : Wien um 1900 », Kunsthalle de Hambourg ; « Egon Schiele : Zeichnungen und Aquarelle », musée historique de la ville de Vienne ; Linz, Neue Galerie ; Munich, Villa Stuck ; Hanovre, Kestnergesellschaft. 1913 : « IX. Baignant dans l'ère d'influence du Jugendstil, Schiele emprunte d'abord à l'art nouveau « commercial » (affiches, illustrations), voire à Toulouse-Lautrec[F 8], des contours simples, des aplats de couleurs, une bi-dimensionnalité où se confondent premier et second plan[K 6]. Il n'est pas exclu que Schiele, admiratif du « style plat et linéaire de Klimt[S 5] », ait reçu ses encouragements dès 1907[K 8],[1],[2]. Découvrez vos propres épingles sur Pinterest et enregistrez-les. Toiles, peintures, sculptures et objets d’art d’artistes contemporains. privée. Quant aux parties génitales, elles sont tantôt escamotées, ou suggérées par une note rouge, tantôt soulignées, exhibées au milieu de vêtements relevés et de chairs blanches, comme dans le tableau Vue en rêve[G 17]. Elle s'installe à l'hôtel Paris mais ils ne peuvent que se parler à travers une grille[K 42]. Surchargés d'éléments expressifs, notamment de 1910 à 1913, ses autoportraits ne sont pas flattés[S 30] : d'une maigreur ascétique, le peintre se montre dans d'étranges contorsions, le visage hirsute, grimaçant ou encore affligé d'un strabisme, clin d'œil probable à son nom de famille, schielen signifiant « loucher » en allemand.